Lycée - Première spécialité SVT

S’appuyer sur la classe virtuelle pour traiter la mobilité horizontale et l’évolution de la densité de la lithosphère océanique Une proposition de séquence pour travailler à distance avec ses élèves en classe virtuelle et avec des logiciels dédiés

Le contexte actuel de la continuité pédagogique amène à s’interroger sur les moyens dont on dispose pour permettre aux élèves de conserver le lien avec les apprentissages en utilisant, en particulier, les outils numériques. Cette proposition pédagogique, réalisée par une enseignante de l’académie, permet de montrer, en exemple, comment il est possible d’adapter et de modifier les cours et les activités dans un contexte d’apprentissage des élèves à distance.
Nous souhaitons mettre en lumière ici une pratique s’appuyant, notamment, sur un ou des outils numériques en montrant leur intérêt et leur utilisation.

Vous retrouverez ici sous une forme synthétique l’organisation de plusieurs séances en travail à distance, ainsi que les ressources associées, afin de pouvoir rapidement et facilement vous les approprier.

N’hésitez pas à apporter vos propres contributions sur l’espace Tribu.

Niveau Première spécialité SVT
Auteurs Mélanie Fenaert, lycée Blaise Pascal d’Orsay (91)
Sylvain Tissier, lycée JB Corot de Savigny-sur-Orge (91)
Outils utilisés Classe virtuelle, Pearltrees, QCM Pronote, créateur de QR-code (unitag), logiciels Tectoglob3D et Pétrographie (article associé)
Option : Éléa (documents et capsules vidéo), pouvant être remplacé par des documents en PDF fournis dans les ressources
Durée pour l’élève 8 heures

Coup de projecteur : Utiliser les groupes dans la classe virtuelle

Avantages :

  • On recrée presque les conditions de travail en petit groupe que l’on retrouve en classe ;
  • Un groupe d’élèves est isolé des autres. Les membres de ce groupe peuvent discuter plus facilement ensemble, disposent d’un Chat interne, mais ont toujours accès au Chat général pour appeler le professeur ;
  • Ils ne peuvent pas sortir du groupe tant que le modérateur ne l’a pas décidé ;
  • On peut donner des droits de présentateur à un élève ou à tous les élèves du groupe : ils peuvent alors « projeter » des fichiers et partager leur écran.

Point de vigilance :

  • S’assurer que les micros fonctionnent pour tous, ou au moins la majorité au sein du groupe ;
  • Pour le dynamisme au sein du groupe, préférer des groupes de 3 à 5 élèves.

Astuces :

  • Si les élèves choisissent leur groupe à l’avance, leur proposer de mettre leur nom d’équipe associé à leur prénom en entrant dans la classe virtuelle : il est plus facile de les placer ensuite dans le bon groupe ;
  • Des fonctionnalités qui peuvent être intéressantes : créer des groupes aléatoires, changer les groupes.
  •  

Conditions de réalisation de la séquence

La classe virtuelle prend une place importante dans cette séquence : au moins deux RDV d’une heure par semaine.

Déroulé des séances

Organisation du travail

Gabarit mobilité lithosphère
Gabarit mobilité lithosphère
Gabarit mobilité lithosphère
Gabarit évolution lithosphère
Gabarit évolution lithosphère
Gabarit évolution lithosphère

Point de vigilance :
Pour les deux enseignants, le rythme des classes virtuelles en Première spécialité est de deux fois 1h par semaine. Pourquoi ce choix ?

  • Sylvain Tissier a testé plusieurs formats : « Au début je faisais des durées plus longues, 1h30-2h, et on faisait le contenu des activités ensemble. Je n’étais pas satisfait de cette méthode, car c’était très chronophage pour moi et pour eux. Le résultat n’était pas très satisfaisant. Par exemple avec un TP sur GoogleEarth en ligne, entre les élèves qui ont une mauvaise connexion, l’explication du logiciel (malgré un tutoriel), le partage d’écran un peu aléatoire, et des élèves qui participaient peu, c’était un peu laborieux.
    Maintenant je donne l’activité en avance, avec un guidage plus complet, grâce à un tutoriel technique facultatif. Ils rendent leur travail sur Éléa, et on corrige ensemble certains travaux rendus en classe virtuelle. La classe virtuelle est aussi l’occasion de faire des travaux de groupes sur des exercices plus complexes . »
  • Pour Mélanie Fenaert, ce rythme a été choisi par sondage par les élèves. « En absence de classe virtuelle, il faudrait tout gérer via le forum ou un autre moyen de communication. Ceci serait trop chronophage et peu efficace. Ce fut d’ailleurs le cas pour certains groupes qui n’ont pas pu travailler sur la classe virtuelle, à cause de soucis techniques et ne m’ont pas beaucoup sollicitée en dehors. Le résultat de leur travail a été de médiocre qualité. L’interaction directe en classe virtuelle a un rôle très important pour expliciter et réguler. Proposer un créneau d’une heure qui peut éventuellement déborder est un bon moyen d’être efficace pour tous, tout en leur laissant le temps de travailler à distance en autonomie. »

La classe virtuelle est un moment d’interaction directe, idéal pour :

  • faire la correction d’une activité réalisée en autonomie ;
  • répondre aux questions ;
  • réaliser une activité plus complexe en les répartissant par groupe.

Ressources associées

Ressources mobilité horizontale
Ressources évolution lithosphère

Quelques copies d’écran

Ces captures sont celles des activités de groupe des élèves en classe virtuelle.

Voir en ligne : Partage de ressources entre enseignants de SVT de l’académie

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