Tablettes Numériques : Couteau Suisse ou nouveau paradigme ?

Les tablettes numériques arrivent dans nos laboratoires et vont nous accompagner dans nos sortie de terrain. Mais qui sont-elles ? Que nous proposent-elles avec leur poids plume ? Sont-elles les médias baladeurs qui remplaceront nos salles informatiques et autre classes mobiles ?

 Le projet TEN

Le projet TEN (Tablette Elève Nomade) académique a pour objectif d’expérimenter l’usage des tablettes numériques en classe et hors temps scolaire. Des enseignants de différentes disciplines de plusieurs collèges de l’académie sont impliqués dans le projet et notamment en SVT.

 C’est quoi une tablette numérique ?

Une tablette numériques et un terminal tactile communiquant qui propose dans un écrin de plastique des fonctionnalités de communication et d’utilisation de bases de données. Pour un poids de 500 à 600 grammes on a sous la main un navigateur web, un gestionnaire de courriel, un traitement de texte ou un liseuse numérique, mais encore un lecteur de musique ou un enregistreur vidéo. La communication est assurée par différents moyens allant du simple câble USB au wi-fi ou au Bluetooth en passant pas la 3G. Le point de départ de la tablette est donc la communication et il est difficile d’envisager une utilisation et encore moins une utilisation pédagogique sans être connecté à des serveurs et dans l’idéal à Internet.

 Quelle différence avec un ordinateur classique ?

Contrairement à un ordinateur une tablette ne présente pas de session et donc l’ensemble des utilisateurs d’une tablette partagent le même bureau, le même espace de sauvegarde. On comprend très vite qu’il faut ajouter à la tablette partagée un moyen de sauvegarde des données personnelles, le plus simple est l’utilisation d’un clé USB, mais rapidement la sauvegarde réseau s’impose, et l’on revient sur l’importance de la communication. On peut voir que l’utilisation des tablettes est optimisée dans un ENT, qui assure une authentification individuelles pour la sauvegarde des données. De plus ces données sont accessibles depuis n’importe où à condition d’avoir une connexion entre la tablette et l’ENT.
De part son poids la tablette est un outil de mobilité, autant que peut l’être un smartphone avec un écran de grande taille permettant de travailler avec confort. On peut lors d’une séquence hors des murs de la classe une panoplie d’outils permettant de produire rapidement et en temps réel.

 Quels usages ?

Prenons le cas d’une sortie géologique pendant laquelle des productions d’élèves seront sollicitées. Au départ, la puce GPS de la tablette, couplée à une carte téléchargée ou affichée en temps réel, nous permet de repérer le trajet suivi,autant dans la marche d’approche que dans la géolocalisation des affleurements observés. Pour travailler sur l’affleurement, nous prenons une photo et utilisons le magnétophone pour enregistrer un mémo vocal, peut-être même la réponse que le guide à fourni à notre question. Passer de la photo au schéma est facilité par l’application de dessin qui permet d’utiliser des calques pour travailler. Une fois la production achevée, on peut l’intégrer dans le traitement de texte et y ajouter un document sur la flore locale qui a été récolté sur le Web. Le document complet peut être archivé sur la tablette de l’enseignant ou envoyé sur l’espace partagé de l’ENT. Dans cette description le coté « couteau suisse » de la tablette est mis en avant, mais il ne faut pas oublier les impacts pédagogiques de l’outil.

On obtient une production conjuguée au présent, sans recul dans un premier temps, mais avec une construction qui demande aux élève une structuration de la pensée. La première étape sera descriptive, les outils l’induisent, mais la structuration du document ne peut pas être une simple collection d’éléments, Il faut les réorganiser pour donner du sens et transmettre sa représentation de l’objet d’étude. La représentation initiale acquise sur le terrain doit être reprise pour faire évoluer le paradigme. La souplesse de l’outil permet une remise en forme rapide des objets produits en fonction des connaissances acquises. On peut lors de cette sortie de terrain faire évoluer la pensée de l’affleurement au concept.

Des exemples d’utilisation proposés par Olivier Arcamone, enseignant de SVT au collège des Merisiers à Jouy-le-moutier :

L’expérimentation continue et permettra de dégager d’autres usages.

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