Seconde (SVT/SNT)

Évaluation d’une biodiversité locale avec un système d’information géographique (S.I.G.) ArcGIS Online, Survey123, Pl@ntNet

Cette proposition de séquence pédagogique s’inscrit dans les Travaux Académiques Mutualisés (TraAM) 2020-2021 dont la thématique porte sur les dynamiques écosystémiques.
La problématique du projet versaillais : comment permettre aux élèves, notamment les écodélégués, de réaliser un diagnostic ou de mettre en œuvre des actions autour de la préservation des écosystèmes dans et autour de leur établissement ?
Les scénarios pédagogiques proposés par une équipe d’enseignants de SVT et d’IA-IPR ont ainsi pour objectifs d’aider les écodélégués et les porteurs de projet EDD à réaliser un diagnostic ou à évaluer l’efficacité des actions en cours, via des activités ancrées dans les programmes de collège ou du lycée, en SVT et en SNT. Ces activités permettent de comparer les dynamiques des écosystèmes sur des territoires vastes, ou d’étudier le passé d’un territoire donné pour comprendre le présent et envisager l’avenir. Ce suivi de dynamiques écosystémiques variant dans le temps et dans l’espace s’appuie sur différents axes : récolte de données scientifiques, sciences participatives, usage de banques de données et de SIG, modélisation, etc. Ces travaux mobilisent des outils et compétences numériques variés. Ils peuvent s’inscrire dans le projet d’établissement et dans la démarche de labellisation E3D.

Le scénario présenté ici est une proposition, dont tous les contenus restent adaptables aux pratiques pédagogiques de chaque enseignant.

- Liaison avec le programme et place dans la progression
- Motivation et problème à résoudre
- Notions, Capacités, Compétences
- Déroulement global de la séquence
- Déroulement détaillé de la séquence
- Focus sur un outil : ArcGIS Online
- Retour des impressions des élèves
- Analyse et évaluation du dispositif
- Une piste d’adaptation aux autres niveaux du lycée

Professeurs expérimentateurs

Elisabeth BEAUBOIS COHEN, au lycée Marie Curie à Sceaux (92)
Sébastien BERGEOT, au lycée Hardouin-Mansart à Saint-Cyr-l’École (78)

LIAISON AVEC LE PROGRAMME
Niveau concerné Seconde, SVT et SNT
Partie du programme SVT : La Terre, la vie et l’organisation du vivant.
SNT : Les données structurées et leur traitement ; localisation, cartographie et mobilité.
PLACE DANS LA PROGRESSION
SVT Le numérique et les SVT (usage des bases de données scientifiques et des systèmes d’informations géoscientifiques ou SIG)
Les échelles de la biodiversité, la biodiversité change au cours du temps
SNT Les données structurées et leur traitement, Localisation, cartographie et mobilité
E. Beaubois : L’utilisation et la production de cartes numériques en SNT s’intègrent avec le travail réalisé par le collègue de SVT de Seconde. Les élèves réexploitent les données de biodiversité et les différentes échelles associées avec l’utilisation concrète d’un mini-SIG.
S. Bergeot : L’enseignement de SNT permet de montrer qu’une carte numérique peut s’enrichir avec des couches de données (géolocalisation, photographie, valeurs chiffrées). La sortie sur le terrain, dans le lycée, est une bonne occasion pour créer une carte numérique locale dans l’objectif ultérieur de l’inventorier. Cette séance permet de faire écho avec celle du collègue de SVT qui avait été réalisée en amont.

MOTIVATION
E. Beaubois :

  • Lors d’une séance sur le principe des GPS et leur utilisation comme outil de mesure associée en Sciences, les élèves ont appris que les volcanologues pouvaient suivre l’évolution des pentes d’un volcan. Deux écodélégués se sont alors interrogés sur l’intérêt du suivi des balises GPS pour suivre les parcours d’oiseaux migrateurs comme marqueur de réchauffement climatique (avec un arrêt moins au Sud qu’auparavant). Nous avons pu justifier que la géolocalisation pouvait aussi servir à prendre des photographies de terrain, comme instantané pour évaluer la biodiversité. Leur professeur de SVT, différent de leur enseignant de SNT, leur avait montré le principe des quadrats. Dans le cadre de leur cours de SNT, il a été décidé avec les élèves de repartir sur ce système de quadrats qu’ils connaissaient mais avec une entrée via l’utilisation d’un SIG, afin de conserver les données sur des cartes numériques et de pouvoir les comparer sur plusieurs saisons. Le fait de pouvoir lier une envie des élèves tout en essayant un nouvel outil numérique les a tout de suite motivés.



S.Bergeot :

  • Avec les écodélégués, nous avons réfléchi à comment notre lycée pouvait s’inscrire dans une démarche d’éducation au développement durable. La notion de biodiversité a été rapidement proposée par les élèves car en lien avec le programme de Seconde. Une première observation nous a menés à constater une pauvreté de notre établissement en espèces végétales, alors que son parc est pourtant assez grand. Nous avons alors réfléchi à comment montrer scientifiquement cette pauvre biodiversité végétale et sans doute animale. L’utilisation d’un SIG comme la plateforme ArcGIS Online est donc apparue aux élèves comme une bonne alternative aux méthodes classiques de relevés de biodiversité.
PROBLÈME À RÉSOUDRE
E. Beaubois :

Dans le parc de Sceaux, tout proche du lycée, existe-t-il des zones plus riches que d’autres en terme de biodiversité à l’échelle spécifique ?
L’immense pelouse, face au château, est-elle bien la zone la moins riche car piétinée ? (hypothèse des élèves).


S.Bergeot :

Comment inventorier la biodiversité du lycée en utilisant un outil numérique de type SIG ?

NOTIONS, CAPACITÉS, COMPÉTENCES
Notions En SVT :
Extrait du Bulletin officiel spécial n° 1 du 22 janvier 2019 Programme de sciences de la vie et de la Terre de seconde générale et technologique :
Le terme de biodiversité est utilisé pour désigner la diversité du vivant et sa dynamique aux différentes échelles, depuis les variations entre membres d’une même espèce (diversité génétique) jusqu’aux différentes espèces et aux écosystèmes composant la biosphère.
En SNT :
Extrait du Bulletin officiel spécial n° 1 du 22 janvier 2019 Programme de sciences numériques et technologie de seconde générale et technologique :
- Les données structurées et leur traitement :
Les données constituent la matière première de toute activité numérique. Afin de permettre leur réutilisation, il est nécessaire de les conserver de manière persistante. Les structurer correctement garantit que l’on puisse les exploiter facilement pour produire de l’information.
- Localisation, cartographie et mobilité :
Les informations des cartes numériques proviennent de nombreuses sources : services géographiques des États, photos prises par des satellites, avions ou voitures, données fournies par les utilisateurs, etc. Ces informations sont de natures diverses : topographiques, géologiques, photographiques, liées aux transports, à l’activité industrielle ou touristique, etc. Des projets collaboratifs comme OpenStreetMap permettent à chaque utilisateur d’ajouter des informations à une carte en libre accès, qui deviennent alors visibles par tous les utilisateurs
Capacités En SVT :
- Au cours de sorties de terrain, identifier, quantifier et comparer la biodiversité interindividuelle, spécifique et écosystémique.
- Mettre en œuvre des protocoles d’échantillonnage statistique permettant des descriptions rigoureuses concernant la biodiversité.
- Suivre une campagne d’études de la biodiversité (expéditions, sciences participatives, etc.) et/ou y participer.
En SNT :
- Identifier les différents descripteurs d’un objet. (données structurées)
- Distinguer la valeur d’une donnée de son descripteur.(données structurées)
- Utiliser un site de données ouvertes,(données structurées)
- Contribuer à un logiciel de carte numérique de façon collaborative. (carte numérique)
Compétences Communes en SNT et SVT :
- Développer son esprit critique sur l’utilisation de l’outil numérique

  • Tester une hypothèse et expérimenter
  • Collaborer et créer du contenu
Cadre de référence des compétences numériques (CRCN)
  • Collaborer
  • Interagir
  • Partager et publier
  • S’insérer dans le monde numérique
  • Adapter les documents à leur finalité
  • Développer des documents multimédia
  • Développer des documents textuels
  • Programmer
  • Évoluer dans un environnement numérique
  • Résoudre des problèmes techniques
  • Gérer des données
  • Traiter des données
  • Protéger l’environnement
  • Protéger les données personnelles et la vie privée
  • Sécuriser l’environnement numérique

Déroulement global de la séquence

Déroulé global de la séquence
ACTIVITÉ
Rappels et stratégie : 30 min
Sortie sur le terrain : 1h30
Création d’une Storymap : 1h30
Horaire total pour les élèves : 3h30
Coût : 0 euros Sécurité : en rapport avec les sorties scolaires.
Outils numériques et ressources
  • Créer un compte ArcGIS Online enseignant pour se former et tester l’outil : contactez la DANE via ce lien
  • Créer un compte ArcGIS Online pour l’établissement : lien d’inscription
  • Créer un formulaire avec l’application survey123 pour récupérer une base de données : tutoriel
  • Créer une application tableau de bord interactif (Dashboard) sur ArcGIS Online : tutoriel
  • Créer une Storymap (application permettant de raconter une histoire) pour mutualiser les données sur ArcGIS Online : tutoriel
  • Présentation ESRI : vidéo
  • Intérêt d’un formulaire Survey123 : vidéo
  • Création d’une Storymap : vidéo
    Tutoriel d’utilisation d’ArcGIS Online et Survey123


Déroulé détaillé de la séquence

En amont de la séance 1 (SNT) : travail asynchrone, durée 20 min
Les élèves visionnent cette vidéo qui explique le principe de géolocalisation par le GPS et la méthode de trilatération. Aucune production écrite n’est demandée. Cette activité a pour but de faire comprendre aux élèves ces notions.

Séance 1 (SNT) : travail synchrone, en salle informatique, durée 50 min
Les élèves ont à disposition la vidéo proposée précédemment. Ils mettent en pratique ce qu’ils ont compris de celle-ci avec 2 exercices. Le premier leur permet de travailler sur le calcul de la distance entre le récepteur GPS et le satellite (activité1 ci-dessous) et l’autre, de tracer les cercles permettant de géolocaliser un objet sur Terre en utilisant la trilatération (activité2 ci-dessous).

Enoncé Activité 1
Enoncé et réponse élève Activité 2 (partie 1)
Enoncé et réponse élève Activité 2 (fin)
Activité1_format_DOC
Activité1_format_PDF
Activité1_format_ODT
Activité2_format_DOC
Activité2_format_PDF
Activité2_format_ODT

Séance 2 (SNT) : travail synchrone ,durée 50 min
Le professeur fait comprendre aux élèves, à l’oral, que tout objet peut être géolocalisé. C’est le cas des photos , les informations de géolocalisation étant contenues dans les métadonnées. Les élèves travaillent ensuite sur cette notion à l’aide de l’exercice ci-dessous. Dans celui-ci les élèves doivent retrouver la localisation de photos en étudiant leurs métadonnées. L’outil en ligne JEFFREY’S METADATA VIEWER est utilisé.

Enoncé de l’exercice sur les métadonnées.
Enoncé Activité_format_DOC
Enoncé Activité_format_PDF
Enoncé Activité_format_ODT

Séance 3 (SNT) : travail synchrone, durée 50 min
Le professeur fait le lien, à l’oral entre les 2 séances précédentes. L’objectif est de montrer que les données géolocalisées représentent des couches d’informations qui servent à construire des cartes numériques comme les S.I.G. Les élèves réalisent alors l’activité ci-dessous sur Géorportail, ce qui leur permet d’intégrer cette nouvelle information. Une discussion s’amorce ensuite avec le professeur pour savoir comment ils pourraient fournir leur propre couche d’informations géolocalisées en rapport avec les SVT. Comme le thème sur la biodiversité est abordé à la même période, les élèves pensent facilement à celui-ci. Le professeur guide ensuite leurs réflexions en fonction du problème à résoudre sur la biodiversité (voir plus haut). Le S.I.G de la plateforme ArcGIS Online et le formulaire Survey123 sont alors présentés aux élèves à l’aide du vidéoprojecteur.

Enoncé__format_DOC
Enoncé__format_PDF
Enoncé_format_ODT

En parallèle, en SVT : TP de Seconde (début d’année, décalé par rapport aux activités SNT de 4 mois), à placer nécessairement pour que la séance sur le terrain soit anticipée.
En amont de la séance : Il a été donné une capsule vidéo pour redonner les définitions données au collège sur la biodiversité, et un rapide QCM (Pronote) a permis de vérifier que le travail avait bien été réalisé.
Lors d’une séance d’une heure en demi-jauge (18 élèves) les élèves avaient tout d’abord comme consigne de dessiner un écosystème riche et un écosystème pauvre au sein du lycée, pour faire émerger leurs représentations initiales. Ils ont ensuite été amenés à proposer des stratégies pour comprendre ce qui pouvait faire varier la biodiversité au sein des écosystèmes en prenant en compte des facteurs environnementaux.
En concertation, il a été décidé de chercher à comparer 3 écosystèmes différents et évaluer la biodiversité sur 1 m2 avec des ficelles. Les mesures de température et de luminosité ont été réalisées avec des capteurs du laboratoire et le pH, avec des bandelettes, un bécher et de l’eau distillée.

Séance 4, (SNT) : travail synchrone, sortie au parc de Sceaux ou dans les parties extérieures du lycée, durée : 1h30
Dans les deux sorties, les élèves se sont répartis par groupe de trois. Ils devaient faire pour chaque groupe un inventaire des espèces végétales : dans un des trois écosystèmes sélectionnés du parc de Sceaux (pelouse, sous-bois, lisière) et dans une des différentes zones extérieures du lycée, pour l’autre projet.

Relevé de biodiversité à l’aide du smartphone

Chaque groupe, avec un smartphone, accédait à l’aide d’un QRcode distribué en début de séance au formulaire Survey123. Chaque élève remplissait ce formulaire pour chaque espèce rencontrée : il devait préciser d’abord si l’espèce était un arbre/arbuste/herbacées, ensuite se géolocaliser en précisant sa position sur la carte. Puis, le groupe devait reconnaître l’espèce avec l’application Pl@nt’net disponible sur smartphone, ou la fiche de reconnaissance proposée sur le site de l’ONF, ou encore la flore de l’ouvrage « Sauvage de ma rue ». Enfin ils renseignaient les données de pH, température, luminosité. Pour chaque espèce, le groupe devait évaluer le nombre d’individus.

Apercu du formulaire Survey123 sur smartphone
Apercu du formulaire Survey123 sur smartphone (suite)

Lors de la sortie, avec le smartphone de l’enseignante, le Dashboard déjà créé évoluait en temps réel au fur et à mesure que les données étaient saisies dans l’application Survey123. Les élèves voyaient l’efficacité in situ du recueil de données centralisées au niveau d’un outil collaboratif.

Le dashboard obtenu pendant la sortie au parc de Sceaux

Pour la classe de S. Bergeot, les élèves remplissaient le même formulaire sans les données physico-chimiques, et dans les commentaires, les élèves devaient donner le nom de l’espèce rencontrée.

Séance 5 (SNT) : travail synchrone, durée 1h30 (analyse des résultats et productions de contenus collaboratifs)

  • Analyse des résultats
    Dans les deux projets, les compétences « observer et inventorier » ont permis de mieux appréhender la notion d’équitabilité et d’abondance relative sans forcément l’avoir vu en classe auparavant. Les élèves ont pu organiser leurs observations et compter concrètement les individus d’une même d’espèce, en se rendant compte des espèces prédominantes.
    Sur le terrain, les élèves se sont interrogés sur le fait que les plantes ont des feuilles qui présentent une variabilité au niveau de leur taille et de leurs caractères morphologiques. C’est là que l’utilisation d’une flore permet de montrer qu’un caractère peut être variable selon des stades et au sein de l’espèce.
    Les élèves étaient aussi assez étonnés de voir les différences de températures ponctuelles entre deux endroits distants seulement d’une centaine de mètres. Ceci a permis de mieux appréhender la notion de « patchwork » d’écosystèmes au sein d’un grand ensemble. Ils ont pu comprendre que la pelouse du château n’était pas « si pauvre » que cela, et que réaliser un inventaire objectif et précis permet d’avoir des indicateurs pour mieux préserver et prendre des décisions éclairées.
    Pour le projet de la biodiversité au lycée, les élèves ont pu montrer une pauvreté d’espèces en général et plus particulièrement d’espèces sauvages.
  • Production de contenus collaboratifs grâce à la plateforme Storymap
    Les élèves ont pris en main les fonctionnalités de l’application Storymap pour présenter leur démarche scientifique. Elle permet effectivement d’intégrer différents média : textes, vidéos, photos des élèves. Le compte-rendu a le mérite d’être entièrement personnalisable.

Exemple d’une Storymap d’élèves :

Exemple de Dashboard lien vers le dahboard

Focus sur un outil : la plateforme ArcGIS Online

Avantages / Plus-values :

  • La plateforme ArcGIS est mise à disposition par la société ESRI France gratuitement et dans sa version française, dans le cadre d’un partenariat avec l’Education Nationale. Elle rassemble des outils très utiles dans notre discipline en ce qui concerne la collecte de données (relevés, mesures, etc.) et leur restitution sur une carte interactive. Cette plateforme est un système d’information géographique (SIG). Diverses applications sont présentes sur cette plateforme, dont une est l’application générant des formulaires, Survey123. Ces formulaires étant accessibles sur les smartphones des élèves permettent une récolte de données très rapide et motivante pour eux.
  • Voir le Dashboard (tableau de bord interactif) évoluer sur une tablette est motivant le jour de la sortie : le fait que les données s’enregistrent automatiquement sur un tableau commun permet d’avoir des résultats rapidement et la collaboration est alors appréhendée de manière efficace et comme une plus-value par les élèves !

Points de vigilance

  • La prise en main de la plateforme ArcGIS Online nécessite une formation.
  • Il serait plus aisé que les élèves aient un compte sur la plateforme pour avoir accès plus facilement au Dashboard pour réaliser leurs productions (ce qui est possible mais n’a pas pu être mis en place dans cette expérimentation).

RETOUR DES IMPRESSIONS DES ÉLÈVES
Pour les deux projets, un même questionnaire a été proposé aux élèves. Il avait pour but surtout d’évaluer leur niveau de satisfaction après la séance en leur demandant d’argumenter et d’évaluer la pertinence de l’utilisation du SIG sur l’étude de cette problématique liée à la biodiversité. De plus, ce questionnaire a permis aussi d’évaluer la sensibilité des élèves aux enjeux de développement durable et de leur demander si cette séance pouvait faire émerger des projets impliquant leur lycée dans une démarche E3D.

  • À la question de savoir si les élèves avaient apprécié cette séance :


    Les principales raisons du « oui » sont : « sortir de l’espace classe » , « mener soi-même son activité », « activité originale », « problème simple, concret et intéressant ».
    Les principales raisons du « non » sont : « activité monotone », “problèmes de géolocalisation précise avec les iPhones”.

  • À la question sur la pertinence d’utiliser un SIG pour cette séance :


    Les principales raisons du « oui » sont : « rapidité du relevé », « simplicité d’utilisation », « géolocalisation rapide et précise ».
    Les principales raisons du « non » sont plutôt relatifs au problèmes techniques rencontrés qu’à l’utilité propre du SIG.

  • Enfin à la question de savoir comment cette séance pouvait amener leur établissement à s’inscrire davantage dans une démarche E3D, les élèves ont répondu que cette activité leur avait permis de « prendre conscience scientifiquement de l’état de la biodiversité » du lieu étudié (parc de Sceaux, lycée). Cela les avait aussi motivés à faire davantage attentifs aux problématiques liées à leur environnement.
    Le moment de feedback en classe a permis aux écodélégués d’exprimer pleinement leur rôle et ainsi un certain nombre de propositions ont été faites pour augmenter la biodiversité du lycée comme l’installation d’hôtels à insectes ou de ruches par exemple. Les élèves étaient fiers d’avoir recueilli et traité des données scientifiques qui ont ensuite été présentées au chef d’établissement pour justifier de leurs projets.

ANALYSE ET ÉVALUATION DU DISPOSITIF
Plus-values dégagées
  • Dans les deux projets, l’utilisation du formulaire et du tableau de bord interactif permet de gagner un temps sur la saisie de données collectées sur le terrain (motivant pour les élèves). L’observation des résultats est immédiate en fin de séance (valorisation du travail et feed back rapide).
  • La Storymap est facile de prise en main pour les élèves et le rendu visuel est de qualité et motivant.
  • Le Dashboard permet d’avoir toutes les données de manière synthétique et de pouvoir les filtrer pour que l’affichage puisse répondre rapidement aux questions posées par les élèves.
Difficultés rencontrées
  • Les élèves équipés d’un iPhone ont du mal à placer leur point d’observation sur la carte. Par ailleurs, certains groupes ont placé de manière inappropriée leur point (en Afrique, ou aux USA).
  • Il serait judicieux d’avoir une flotte de tablettes répertoriées, permettant à l’enseignant d’avoir un contrôle sur les points remplis par les équipes. L’affichage du Dashboard est facilité par un écran de tablette plutôt que de smartphone.
Pistes d’amélioration
  • Il aurait été judicieux de faire concorder les programmation de SNT et de SVT : pouvoir réaliser la Storymap en amont pour ensuite lors de séance de SVT, analyser les résultats pour en déduire les trois échelles de biodiversité, visibles sur le terrain.
  • En SNT, il est également possible de les former les élèves à créer des pages en html afin d’intégrer leurs résultats. Cela peut être plus motivant pour les élèves voulant choisir l’enseignement de spécialité NSI (Numérique et sciences informatiques). On pourrait aussi pousser la collaboration entre les équipes en positionnant les différentes Storymap sur un pad et permettre aux élèves d’évaluer, commenter le travail entre pairs. Pour travailler l’oral, on pourrait envisager qu’une ou plusieurs équipes viennent présenter leurs observations.

Une piste d’adaptation aux autres niveaux du lycée

En enseignement scientifique

  • L’évaluation d’une biodiversité à l’aide d’un mini-SIG pourrait s’intégrer dans une séquence en Enseignement scientifique, sur la thématique « La biodiversité et son évolution », pour montrer comment on peut évaluer la biodiversité, justifiant ensuite la quantification de populations par d’autres techniques que les quadrats : CMR (capture, marquage, recapture), etc. On pourrait également par exemple démontrer la complémentarité des notions d’abondance relative et de richesse spécifique avec une séance d’une heure sur le terrain suivie d’une autre séance d’une heure en classe sur l’analyse des données recueillies. Si le sujet est traité à différents moments de l’année, le Dashboard pourra évoluer et on pourra faire apparaître, par le jeu des filtres, les données par saison. Dans la foulée de cette séance, on pourrait alors compléter l’étude par une quantification d’individus par espèce, par exemple par CMR. Il serait intéressant de vérifier si des données de CMR seraient disponibles avec l’aide de la LPO par exemple, afin de les placer sur une carte numérique. On pourrait ainsi pousser l’étude locale sur l’évaluation de différentes populations même proches localement.
  • Dans le cadre de l’enseignement scientifique en Première, on peut aussi imaginer que ce type de séance puisse s’intégrer avec un projet expérimental avec prise de données à l’aide de sondes à températures (microcontrôleurs), dont les données peuvent être intégrées sur une carte numérique, associée au Dashboard.

En Seconde

  • On peut aussi utiliser ce type d’outil pour évaluer l’influence d’un facteur anthropique : le piétinement. Il est possible dans le lycée ou au niveau de n’importe quelle zone piétinée de montrer l’évolution des espèces végétales sur un transect où le piétinement exerce une pression forte (davantage de plantain par exemple), et compléter la prise de données lors d’une sortie dans une ferme ou d’une sortie géologique. On pourra ainsi réinvestir le fait que la biodiversité évolue selon plusieurs facteurs (sol, températures moyennes et précipitations, présence de certains ions comme le nitrate ou le calcium). Pour ce faire, la vidéoprojection du Dashboard est aisée et on peut choisir l’affichage de différentes cartes numériques.
  • À Sceaux et Saint-Cyr-l’École, cette expérience va nourrir pour l’année scolaire 2021/2022 la possibilité d’une demande de PACTE « Préserver le patrimoine et la biodiversité de son lycée » avec la possibilité de réaliser un inventaire précis des zones un peu « ensauvagées » au sein du lycée. L’interdisciplinarité sera alors possible entre SVT/SNT au sein des classes de Secondes ciblées.

Remerciements
Remerciement à Alexandre Goux, qui a pris le temps de nous former sur l’outil d’ArcGIS On Line. Merci pour sa clarté et sa disponibilité.
Remerciement à Chloé Dupart et Catherine Hoffmann, enseignantes d’histoire-géographie et de SNT, au lycée Marie Curie, pour le partage d’activités et de photographies sur l’activité « les photos de Darel ».
Remerciement à l’équipe des TraAM SVT pour leurs conseils avisés.

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